En juin 1963, si vous cherchiez Dick Rivers (affectueusement appelé “Dicky” par ses copains), il y avait plus de chances de le trouver sous un capot de voiture qu’au micro. L’idole des Chats Sauvages avait une double vie secrète : celle de pilote de course.
À 21 ans, au moment où la plupart de ses pairs s’inquiètent de leur prochain passage à la télé, Dicky, lui, s’inquiète de son virage à la ferme de Montlhéry. Il a plaqué ses études de droit pour se jeter dans l’arène mécanique, au grand dam de ses parents qui espéraient sans doute un avenir plus “posé”. Armé d’une Alfa Romeo Giulietta – la “voiture de tourisme” par excellence de l’époque – il se frotte aux meilleurs pilotes, avec une fougue qui rappelle ses débuts dans le rock.
C’est là que réside toute la poésie de Dicky : il ne veut pas juste “paraître” pilote, il veut l’être vraiment. Il rêve de monoplaces, de Formule 1, de Lotus et de Jaguar. Dans cet article de 1963, on sent l’urgence de vivre, cette passion dévorante pour la vitesse qui, paradoxalement, lui donne une contenance très sérieuse, presque grave. Un rocker qui ne se contente pas de chanter la liberté, mais qui la pilote à 180 km/h. En 2026, on appellerait ça un virage à 180 degrés réussi.
DickRivers,CourseAutomobile,AlfaRomeo,Vitesse,Montlhery
